je pète le soleil
l’artichaut et l’artichaude
baladent leur soleil le long des rues
à aguicher le monde avec toute leur chaleur humaine dont rêvent les pouilleux-jaloux
et pleuvent de toutes leurs feuilles jusqu’à l’indécence
renversent des cœurs comme les quilles au bowling
l’artichaut s’en sort en restant un légume
mais l’artichaude touche le fond ayant revêtu l’habit de la métaphore